25 février 2008

Woody Allen - « Coups de feu sur Broadway »

Etre un artiste, ou ne pas être ?

« J’aurais voulu être un artiste / Pour pouvoir être anarchiste et vivre comme un millionnaire... » Ce refrain qui a hanté les années 1980 consacre la création artistique comme un prestigieux passeport mondain et encourage l’ego du créateur à devenir le seul commanditaire de son travail. Plus question de faire une œuvre d’art pour faire une œuvre d’art : la création n’est plus une fin, mais un moyen — le moyen le plus admirable de réussir sa vie. Le film de Woody Allen « Coups de feu sur Broadway » apporte un démenti cinglant à cette doctrine pour laquelle il est malséant et exclu que l’art puisse être l’œuvre d’un anonyme, voire d’un hors-la-loi.

 

 

Le travail de l’artiste, les répétitions éprouvantes, la précision recherchée jusqu’à la perfection (ou plutôt jusqu’à la maniaquerie) appartiennent désormais tellement au fantasme collectif que de nombreuses émissions sur le modèle de « Star Academy » exploitent cette manne : voir l’artiste au travail, dans les coulisses, et pouvoir s’identifier à la façon dont il vit artistiquement son quotidien, son temps hors de scène. Temps qui est, on le devine, tout entier consacré à l’élaboration de nouvelles œuvres, à la répétition de nouveaux pas de danse, au travail de la voix, mais aussi (surtout) à une manière d’être, de vivre son rapport aux autres et à soi-même, toujours plus ou moins en représentation, tel un surhomme flottant en permanence dans la bulle magique de son aura. Etre un artiste ou ne pas être ! C’est sur ce fantasme que Woody Allen a réalisé en 1994 sa comédie la plus aboutie : « Coups de feu sur Broadway ». L’intrigue est simple : dans les années 1920, un jeune auteur dramatique ambitieux, David Shayne (John Cusack), rêve de conquérir Broadway. Histoire de ne pas être un artiste commercial, mais un véritable auteur, il a écrit une pièce assez “intello”, espérant s’inscrire dans la lignée de ses maîtres Strindberg et Tchekhov. Reste à trouver le financement pour monter la pièce. Ce qui est d’autant plus difficile que David ne veut faire aucune concession sur son texte : il estime avoir écrit un chef-d’oeuvre (la pièce est sobrement intitulée « Dieu de nos pères »... [1]) et personne ne changera un mot à son texte, dont il exige, en plus, d’assurer lui-même la mise en scène. Si l’on ajoute que ses deux précédentes créations furent des flops retentissants, on devine que seul un pacte avec le diable lui permettra de monter sa nouvelle pièce au cœur de Broadway !

 
La toute première réplique du film
Comment conquérir Broadway en restant intègre ?

 

Broadway ! la grande et mystérieuse Broadway, à la fois cimetière de tant d’espoirs et porte de la chance. Du monde entier des gens y sont venus chercher fortune, célébrité, puissance, adulation, et tout ce que le capitalisme a décrété comme les gages de la réussite. Comment conquérir Broadway ? Peut-être en concluant un pacte avec le Diable ? C’est justement un tel pacte que va conclure David Shayne pour monter sa pièce : le diable s’appelle ici "Monsieur Valenti", il est le redoutable parrain de la mafia new-yorkaise, et il financera la production à une condition : que sa fiancée, Olive, ait un rôle dans la pièce. Car Olive est elle aussi très ambitieuse : elle veut devenir une star de la scène new-yorkaise. Son seul handicap est d’être aussi douée pour la comédie que l’est Stéphanie de Monaco pour le chant lyrique. C’est donc après quelques nuits de (fausses) sueurs, de doutes (simulés) et d’hésitations (feintes) que David accepte le pacte : Monsieur Valenti financera la création de la pièce dans laquelle sa fiancée Olive aura un rôle. On imagine combien David s’accommode mal de ce compromis : « Mon Dieu ! Mon art ! Mon œuvre ! », s’écrie-t-il en s’éveillant brutalement en pleine nuit, à l’idée de devoir travailler avec cette pseudo-comédienne à la voix de fausset, qui plus est censée interpréter le rôle d’une psychiatre...

 
Un pacte avec le diable
Le parrain de la mafia new-yorkaise accepte de financer la pièce...
à condition qu’on réserve l’un des premiers rôles à sa fiancée.

 

Et pourtant : David - l’auteur - et Olive - l’aspirante comédienne - qui paraissent à première vue les personnages les plus antagonistes du film sont, malgré les apparences, ceux qui se ressemblent le plus, ceux que rapproche l’essentiel : l’ambition de réussir à tout prix, de se faire un nom, de conquérir Broadway, d’être connu et reconnu, de devenir célèbres. Peu leur importe les moyens d’y parvenir : ils ne font pas réellement ce qu’ils font, le théâtre n’est pas pour eux une fin en soi, mais un moyen de gonfler leur ego, de devenir quelqu’un. Olive n’a qu’une obsession : son rôle n’est pas le rôle principal (elle a compté les lignes du texte). Aussi, Monsieur Valenti, soucieux « d’en avoir pour son pognon » va-t-il adjoindre à sa fiancée un garde du corps, Cheech (Chazz Palminteri) qui l’escortera en permanence, assistera à toutes les répétitions, pour s’assurer que tout se passe comme prévu.

Les répétitions commencent et tout se passe effectivement comme prévu : Olive joue terriblement mal, chacune de ses répliques déchire les oreilles du reste de la troupe. Cheech lui-même, vigile quotidiennement assis au fond de la salle, ne supporte plus « d’entendre jour après jour cette merde ». Cette merde ? Après tout, la plupart des acteurs sont plutôt doués, et seule Olive est insupportable. Mais il y a autre chose, dont tout le monde (des acteurs aux techniciens en passant par le régisseur) va finir par se rendre compte : si la pièce ne fonctionne pas, c’est surtout parce que le texte de David est très, très mal écrit. Derrière ses petites lunettes d’auteur intello, sa relative intransigeance artistique, on s’était laissé convaincre qu’il était un auteur sérieux, intègre, profondément soucieux de faire entendre au public ce qu’il avait à exprimer. Mais en réalité, au bout de quelques semaines de répétitions, la vérité est plus crue : David est encore moins dramaturge qu’Olive est comédienne. Il est juste un ambitieux. Un jeune homme qui fait semblant d’être un artiste.

C’est dire si la pièce "Dieu de nos pères" court à la catastrophe. Jusqu’à ce que quelques suggestions toutes simples permettent de désamorcer d’un coup les écueils qui plombaient la dramaturgie : il faudrait enlever une scène ici, rajouter une scène là, et l’ensemble fonctionnerait. Tout le monde est d’accord, et enthousiaste... sauf que l’idée ne vient pas de David, l’auteur, mais de Cheech, le garde du corps, le petit malfrat commis de M. Valenti pour surveiller Olive ! Cheech qui, n’en pouvant plus, a fini, en pleine répétition, par se lever du fond de salle, pour faire ces suggestions, que David accueille très mal. Non pas vraiment parce qu’elles dénaturent son texte (qui devait de toute façon être dénaturé pour devenir un bon texte...) mais parce qu’elles émanent du garde du corps d’Olive, petit-truand, qui a déjà "buté quelques gars", ne connaît strictement rien à la dramaturgie, au théâtre, à la littérature, et ne manifeste aucune ambition artistique. Et pourtant : lorsque l’on répète la pièce dans sa version corrigée par Cheech, elle fonctionne, et la troupe entière retrouve le moral.

 

Une scène-clé du film
Au moment où la pièce s’enlise dans les défauts d’écriture,
Cheech, le garde du corps d’Olive, fait une suggestion.

 

David, l’auteur, lui aussi, finit par retrouver le moral, rassuré par la promesse de succès de sa création, qui s’annonçait jusque-là comme un bide retentissant. A tel point que se noue une amitié ambiguë entre lui et Cheech : ils commencent à se voir discrètement en dehors des heures de répétitions pour réécrire tous les deux la pièce. Mais David reste, officiellement et aux yeux de tous, le seul auteur du texte. Et puis, de rendez-vous en rendez-vous, David ne parvient plus à suivre le flot d’idées de Cheech, et finit par le laisser réécrire seul la pièce entière. Lorsque les acteurs commencent à répéter ce nouveau texte, l’enthousiasme est général : tous sentent bien qu’ils tiennent là un texte très puissant, un futur classique, et que la pièce sera probablement l’un des plus grands succès de l’année à Broadway ! Tout le monde encense le "nouveau génie" David Shayne, sans prêter la moindre attention au véritable et anonyme auteur de la pièce : le truand Cheech, qui continue officiellement à n’être que le garde du corps d’Olive.

 
Rendez-vous clandestins
David, l’auteur officiel (mais sans idées)
écoute attentivement le hors-la-loi Cheech, dramaturge inspiré.

 

Quant à David, il est sur le point de réaliser le rêve de sa vie : devenir un artiste reconnu. Mais à quel prix : il ne sait désormais plus qui il est, ni de quoi il est (ou non) capable. Il ne peut certes plus ignorer qu’il est un médiocre auteur — mais voici justement que la gloire l’attend, que les femmes tombent à ses pieds, qu’on lui propose déjà des contrats mirobolants pour ses prochains textes (mais comment fera-t-il pour les écrire ?), tandis qu’il s’accoutume à la vie glamour d’un grand artiste du Broadway des années 20. Sauf que tout cela est évidemment un pur simulacre. Ce David Shayne là n’est pas le véritable David Shayne, il n’est que l’ombre orgueilleuse de lui-même, et cette ombre a trouvé la forme la plus parfaite pour coller à son "moi-je" : il est un artiste ! Fable morale emblématique des névroses collectives de notre temps, ce film a décidément beaucoup à nous enseigner, si nous voulons prendre nos distances avec les fantasmes uniformes de notre époque, « époque qu’Arthur Cravan voyait sans doute venir quand il écrivait : « Dans la rue on ne verra bientôt plus que des artistes, et on aura toutes les peines du monde à y découvrir un homme. » Tel est bien le sens de cette forme rajeunie d’une ancienne boutade des voyous de Paris : « Salut, les artistes ! Tant pis si je me trompe. » [2]

David Shayne a-t-il gagné au change ? Qui sait ? Car après tout, qui n’en ferait pas autant ? Qui n’est pas prêt à tout pour réussir ? Et n’est-ce pas justement ce à quoi nous encourage l’idéologie de l’ambition, cette flambante méritocratie de la discrimination positive ? Mais avant d’en accepter les règles du jeu, la question doit être posée avec lucidité et sens critique : quel est le prix, pour nous, simples humains, des règles du jeu d’une telle société ? Avant de répondre, observons d’abord comment se dénoue le film de Woody Allen : c’est Cheech, qui s’était à l’origine retrouvé là pour veiller sur Olive, qui ne supporte plus désormais qu’elle "abîme" son texte, par la nullité de son jeu d’actrice, véritable torture quotidienne : « comment peut-elle gâcher un texte aussi beau ? » s’interroge-t-il, avant de passer à l’acte : en deux coups de feu, il assassine Olive, qui est donc remplacée, à la veille de la première, par une véritable comédienne. Ce qui assure à la pièce un triomphe inouï. Mais c’était sans compter sur M. Valenti, le mécène, qui découvrira en Cheech l’auteur du crime de sa fiancée, et le fera liquider par ses hommes de mains. Au moment d’expirer, devant David, Cheech, encore obsédé par son texte, dicte au faux auteur la dernière réplique de la pièce : « fais dire à Sylvia Poston qu’elle est enceinte, ça fera une belle fin... » et tandis que David lui répond : « c’est magnifique..., c’est absolument magnifique », Cheech, le hors-la-loi, meurt, anonyme, pour un chef-d’oeuvre, dont tous ignorent qu’il est le véritable auteur.

Lorsque le film est sorti en France, en 1995, la plupart des commentateurs sont passés totalement à côté de sa dimension politique, pourtant prédominante. Il est vrai que l’année qui vit la mort de l’auteur de deux grands essais sur le thème « Capitalisme et schizophrénie » (Gilles Deleuze), et qui allait se conclure sur les grèves les plus importantes depuis celles de mai 1968 [3] incitait à un aveuglement - délibéré ou inconscient - assez radical. Les critiques ont ainsi encensé le film, mais pour des raisons très éloignées d’un sens qui semblait pourtant sauter aux yeux. La plupart des plumes autorisées se réjouissant d’y voir « enfin un grand film comique et sans prétention de Woody Allen, un pur divertissement où le message n’est qu’un prétexte à comédie. ». Un seul critique, Jean Collet, avait vu juste : « Qu’est-ce que tu préfères en moi, l’homme ou l’artiste ? » demande David à Ellen, sa compagne qui va le quitter. Fausse question puisque le véritable créateur est ici le tueur, celui qui risque sa peau à chaque instant, celui qui est condamné à viser juste et ne saurait réclamer le droit à l’erreur. Etrange morale pour cette fable douce-amère. Woody Allen sait maintenant - mais il l’avait toujours pressenti - que, pour écrire une seule réplique juste, tirer du puits une parcelle de vérité, il faut d’abord avoir vécu. Bien ou mal. Etre un artiste ou un voyou, mais être, au lieu de faire semblant. » [4]

Etre ou faire semblant ? Qu’est-ce qui est le plus important : devenir quelqu’un, un grand artiste, un chanteur, un acteur, un écrivain ? Conquérir une aura, qui nous protègera de tout rapport trop direct, trop dangereux, trop rapproché avec les autres, avec le monde ? Vouloir à tout prix quelque chose, être prêt à tout pour réussir, ne jamais se décourager, s’accrocher à son rêve jusqu’à ne plus savoir qui l’on est ? Ou bien au contraire devenir personne et se réveiller un matin, simple homme ou femme, et à ce seul titre digne d’intérêt et d’intégrité ? Le choix est aujourd’hui plus que jamais posé à ceux qui veulent survivre dans l’Olympe de l’ambition et de la divinisation des réussites individuelles. « Coups de feu sur Broadway » raconte l’envers de la success-story : pour y conformer sa biographie, son énergie, sa volonté, sa soif de réussir, il y a une condition : renier la part la plus singulière de soi-même. David, notre jeune auteur raté, a pourtant tout pour s’épanouir : il est fin, sensé, il a du goût, il est intelligent. Mais il a aussi tout pour rater : il est ambitieux, il veut à tout prix « se réaliser » (expression très répandue mais qui ne veut, à proprement parler, strictement rien dire). Et son ego devient le fossoyeur de son épanouissement. Exit les lectures pour le plaisir de lire : on lit des livres pour y trouver des idées. Exit les rencontres pour le plaisir des rencontres : on rencontre des gens qui peuvent être utiles à nos ambitions, exit nos propres obsessions, nos propres pensées : il ne faut retenir que ce qui est exploitable.

 
"Ici" et "Maintenant"
Les deux mots les plus angoissants pour un ambitieux !

 

La question la plus grave que pose ce film (et la relecture que nous en proposons) est celle-ci : qui manipule le désir de créer ? Et à quelles fins ? Qui a intérêt à ce que les individus misent tout sur leur « réalisation » ? Autrement dit : l’hémorragie de la création artistique est-elle la preuve que ce désir est désormais aux ordres des forces d’oppression et de police sociale ? Au moment où j’écris ces lignes, le site MySpace, vitrine d’artistes en ligne, revendique 221.592.000 pages d’artistes. Il y aurait donc sur notre petite planète à peu près autant d’artistes que de citoyens américains. Le capital peut dormir en paix : chaque petit Narcisse contemple dans son reflet un flic qui le surveille. Trouver l’artiste qui dort en soi est devenu parfois un tel jeu de dupes que la régression infantile en devient la règle commune et comique — les apprentis-pitres cherchant leurs vocations jusque dans leurs bulletins scolaires jaunis : celui-ci qui était doué en rédactions au CM2 est une graine d’écrivain, celle-là qui avait jouée Célimène à la kermesse de fin d’année est sans doute une comédienne en puissance. Chercher son avenir dans son passé : pathétique projet de vie, sordide condamnation de tous les devenirs et de tous les possibles, porte fermée à cette étrange et mystérieuse allégresse qui se saisit de l’âme de celui qui sait encore se perdre en chemin. « Il est si facile en somme de tourner le dos au travail, à la peur, à la récompense, à la punition, il est si facile de briser le miroir des rôles et de découvrir de l’autre côté la seule vraie réalité de la vie, le rayonnement d’une étreinte amoureuse, l’exaltation de créer, la rencontre fortuite, le changement de rythme organique, la saveur des choses libérée de l’insipidité marchande. Qui va au fond de soi sait comment construire le monde au verso des ruines qui l’encombrent. » [5] Mais il est vrai que tout ceci n’est pas une affaire de success-story, de volonté, d’ambition. Tout ceci est plutôt une affaire de goût. Et au royaume libéral des conquérants, le goût de vivre sa vie n’est pas encore un crime, mais déjà un délit.

C’est parce que cette loi du faire-semblant peut encore être abrogée que le film de Woody Allen n’est pas une tragédie : un happy-end vient dénouer l’intrigue. David, à l’issue de ce conte initiatique, a compris qu’il n’était pas un artiste. Il n’en est pas blessé : il en est libéré. Qu’avait-il à gagner à passer le reste de sa vie à jouer le rôle d’écrivain que lui dictait tyranniquement son ego ? Il est devenu personne, juste un homme dans la foule, un anonyme. Mais, enfin libéré, tout lui est permis : vivre pleinement son amour avec sa fiancée sans lui jouer constamment un personnage qu’il n’est pas, avoir des enfants, faire le métier qu’il a toujours voulu faire sans jamais l’accepter (car c’était un métier trop modeste à ses yeux : enseignant). Il pourra même, un jour, qui sait ? devenir un artiste. Mais alors il le sera vraiment. Pour l’instant, laissons-le à sa vie, à sa liberté toute nouvelle et encore fragile, à la douceur de celui qui sort enfin de sa cellule et recouvre après de longues années d’incarcération égotiste la liberté d’aller où il veut, de faire ce qu’il veut, touché par la grâce de savoir qui il n’est pas. Fuyant l’idéologie de l’ambition, il partira sur la grande route, main dans la main avec son amoureuse, errant en quête de l’inconnu, de l’autre, petit bonhomme pauvre ou riche, heureux un jour et malheureux un autre, mais libéré de son ego, et libre du mot d’ordre qui est, aujourd’hui, sur le point de contaminer notre société toute entière et de corrompre notre propension à la liberté : l’ambition, la discrimination positive, le « deviens quelqu’un ! ». « Coups de feu sur Broadway » nous en dit long sur l’antidote à ce poison : l’antidote, c’est une affaire de goût. Mince liberté, peut-être, pour un individu aliéné de toutes parts. Mais nouveau parfum de l’air, déjà, dans ce monde réel qui commence en nous-mêmes, dans la nature de notre désir, et dont la dernière réplique du film nous laisse inspirer la saveur :

 

 

Gilles D'Elia



Notes

[1] En V.O. : « God of our fathers »...

[2] Relevé par Guy Debord, « Commentaires sur la société du spectacle », §28

[3] Lire à ce sujet l’article de Michel Dreyfus « La grande révolte française contre l’Europe libérale : une sixième vague », publié en janvier 1996 dans Le Monde Diplomatique .

[4] Et ces propos n’ont même pas été écrits dans une revue de cinéma ! Cf. Universalia 1996, p. 399.

[5] Raoul Vaneigem, « Le Livre des Plaisirs »

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